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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 18:13
                Le 11 septembre 2001, le monde moderne, symbolisé par les Etats-Unis, était ébranlé par les attentats sur le World Trade Center. Tout le monde connait ces faits, aussi je passerai les détails. Le monde occidental, mené par des Etats-Unis blessés dans leur orgueil, est parti en guerre contre les terroristes qui ont osé s’en prendre à eux. Il n’était en effet pas concevable de laisser un tel affront passer sans rappeler qui était la puissance dominante de cette planète. Alors a commencé la guerre d’Afghanistan. Oui, parce que tant qu’a aller là-bas, autant en profiter pour déloger « un régime tyrannique qui oppresse le peuple » : le régime taliban. C’était en 2001. Nous sommes aujourd’hui en 2010 et le régime taliban a été destitué, la démocratie instituée en Afghanistan. Mais des soldats meurent encore en Afghanistan, des membres des nombreuses forces encore mobilisées sur place. Parce que le régime tyrannique est déchu, mais pas la rue. La rue qui est là pour rappeler au monde entier que malgré tous les dispositifs mis en place, on n’impose pas facilement un nouveau mode de vie, un nouveau mode de penser à tout un peuple.

              Prenons l’autre guerre du 21ème siècle : la guerre en Irak. Cette fois, les Etats-Unis, forts de leur intervention en Afghanistan, veulent en finir avec les terroristes, avec « l’Axe du Mal ». Un axe qui regroupe l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord, des pays considérés comme dangereux par les Etats-Unis. Une fois encore, c’est tout le monde occidental ou presque (pour une fois, la France fait preuve d’initiative personnelle) qui suit le chef. L’objectif officiel est encore une fois de libérer un peuple de l’oppression d’un dictateur, mais aussi de se débarrasser d’un pays développant des armes de destruction massive. Officieusement, on entend dire que les Etats-Unis veulent s’approprier les gisements de pétrole qu’abrite le territoire irakien. La guerre est déclarée le 20 mars 2003. Saddam Hussein, ex président-dictateur d’Irak est destitué le 9 avril 2003, puis exécuté le 30 décembre 2006. Aujourd’hui les forces de la Coalition occidentale occupent toujours l’Irak et le bilan des morts s’alourdit toujours. Quelques chiffres tirés de Wikipédia nous montrent l’étendu des dégâts pour les forces américaines:
 • En 2003 : 486 morts et 2 416 blessés
 • En 2004 : 849 morts et 8 002 blessés
 • En 2005 : 846 morts et 5 947 blessés
 • En 2006 : 822 morts et 6 400 blessés
 • En 2007 : 904 morts et 6 103 blessés
 • En 2008 : 314 morts et 2 052 blessés
 • En 2009 : 149 morts et 693 blessés
 • En 2010 : 5 morts et 34 blessés au 9 février

                  Finalement, les GI’s sont plus victimes des guérillas urbaines que de l’ennemi qu’ils étaient venus déloger. Ici encore, c’est tout un peuple qui refuse le modèle qu’on lui impose de force.

                  Avec ces deux guerres, les Etats-Unis se retrouvent affaiblis, tant sur le plan politique – ils n’ont pas réussi encore à se sortir de ces deux situations après bientôt une décennie de guerre – que sur le plan économique : la balance économique américaine accuse un déficit plus que colossal et le gouvernement continue à engloutir une part énorme de son budget dans ces dossiers, malgré le holà signifié par Barack Obama.

                  Le bilan est donc bien sombre pour des actions qui partaient pourtant d’une très bonne intention. Après tout, qui ne veut pas la paix et le bonheur sur la Terre ? (Les marchands d’armes peut-être ?) Alors pourquoi ? Pourquoi imposer à des nations un modèle de penser sans leur demander leur avis ? Pourquoi persister à réguler par la force les tensions au sein d’un peuple ? Et surtout, pourquoi se mêler de ce qui ne nous regarde pas ? Je dis nous parce que la « dérive » américaine est un comportement qu’aurait pu adopter toutes ces nations dites occidentales et développées. Pourquoi ne pas se contenter du minimum pour une fois ? Pourquoi ne pas réagir à la mesure de l’affront, sans aller s’embourber plus que nécessaire ? Parce que, me direz-vous, les habitants de ces pays et d’autres auraient crié qu’on venait dévaster tout sans rien reconstruire. Soit, mais dans cas, pourquoi imposer son mode de pensée ? Pourquoi ne pas proposer une aide internationale lorsque et uniquement lorsqu’on la demande ? Sans imposer quoi que ce soit. Laisser le peuple libéré se reconstruire à sa guise. Sinon, cela revient à échanger une prison pour une autre. On libère un peuple d’un modèle de pensée pour lui en imposer un autre sous prétexte qu’il est plus démocratique.

                     La conclusion que je veux tirer de ce billet n’est pas d’être égoïste, il y en a déjà trop dans ce monde. Je veux mettre en avant l’idée de ne pas s’imposer aux autres. Les gens qui ont besoin d’aide et qui sauront l’apprécier à sa juste valeur, ces gens sont capables de demander cette aide. A ce moment-là, il faudra tout mettre en œuvre pour ne pas les décevoir.
Par Fabien - Publié dans : Actualité
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