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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 16:39
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                Personne ou presque n’a pu échapper au mouvement qui agite la société pétrolière Total. Que vous soyez automobiliste ou juste quelqu’un qui suit les informations, que vous ayez besoin de mettre de l’essence dans votre véhicule ou que vous vous teniez informé des actualités, vous savez sûrement que l’approvisionnement des stations-essence est perturbé par un mouvement de grève. L’origine de cette grève se trouve dans la possible (probable ?) fermeture de la raffinerie de Dunkerque. Les salariés sont montés au créneau pour défendre leur emploi.

 

 

                Je suis un fervent défenseur de la liberté. Aussi je ne critique pas en bloc l’idée de grève. En effet, celle-ci permet aux salariés de se faire entendre et peut-être écouter. Cependant, ce que je veux mettre en relief ici c’est l’objectif de la grève. Il s’agit ici de défendre des emplois, comme c’est la mode en ce moment en France (je peux citer ici une autre entreprise concernée par ce genre de grève : Saupiquet à Saint Avé, 56). Chaque salarié, et c’est compréhensible, souhaite conserver une situation stable qui serait mise en péril en cas de fermeture de la raffinerie. Mais cet emploi mérite-t-il vraiment qu’on se batte pour le sauver ? Combien de grévistes aiment vraiment leur métier ? Combien peuvent affirmer sans mentir qu’ils vont toujours avec plaisir travailler ? Combien n’ont pas d’autres projets en tête ? Combien se prétendent en faveur de l’écologie et pourtant travaillent dans une raffinerie de pétrole? Alors pourquoi faire grève ? Pourquoi s’obstiner à conserver un emploi qui ne contribue pas à notre bonheur ? Pourquoi ne pas profiter de l’occasion et des indemnités de départ pour réaliser des projets qu’on avait toujours repoussé, faute de temps ou de fonds ? Pourquoi ne pas en profiter pour trouver un emploi qui nous convient mieux ? Beaucoup diront qu’il est plus facile de faire grève que de trouver un nouvel emploi. Ils ont raison ! Mais qui a dit que le bonheur est facile à atteindre ? Changer d’emploi, se lancer dans des nouveaux projets sont des actes risqués, le résultat n’est pas assuré. Faire grève est moins difficile, mais tout aussi risqué puisque le résultat n’est pas plus assuré dans ce cas. Alors pourquoi ne pas utiliser l’énergie dépensée à faire grève pour réaliser ses projets ? Parce que l’homme, en grandissant, rechigne à prendre des risques. Les doutes le rongent et l’empêchent d’entreprendre. Il a perdu cette insouciance qui qualifie la jeunesse. L’adulte préfère rester enchaîné à la situation qu’il a atteint plutôt que de faire ce qui lui apporterait du bonheur. La grève, devenue presque naturelle en cas de conflits avec la direction, donne l’illusion d’une liberté. Mais en fait, elle permet juste de choisir certaines conditions de la captivité, occultant ainsi la liberté de choisir sa vie. La société moderne est une énorme toile qui emprisonne chaque individu à travers des normes, des devoirs, des conventions, des standards. L’homme qui réussit à s’affranchir de ces chaînes possède certainement les clés du bonheur. Seulement, la plupart des hommes d’aujourd’hui sont effrayés par la liberté et ne saisissent pas l’occasion lorsqu’elle se présente à eux. Ils préfèrent se bercer d’illusions…

Par Fabien - Publié dans : Actualité
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